Les 9 points à contrôler sur votre devis
Voici la checklist complète. Si 3 points ou plus sont en défaut, considérez le devis comme à risque et ne signez pas avant correction ou vérification indépendante.
- Le prix au kWc est entre 1,50 et 2,00 €/Wc (au-delà de 2,50 = trop cher).
- Le RGE QualiPV de l’installateur est mentionné et actif (vérifiable en ligne).
- Les marques de panneaux et d’onduleur sont précisées (modèle + puissance unitaire), pas « haute performance ».
- Le dimensionnement correspond à votre consommation diurne, pas à une puissance gonflée.
- Les garanties (produit, onduleur, production, main-d’œuvre) sont écrites et chiffrées.
- L’acompte est raisonnable (≤ 30 % du montant), pas la moitié du devis.
- Pas de crédit affecté caché glissé dans le bon de commande.
- Les mentions légales obligatoires sont présentes (matériel, prix détaillé, délai, rétractation).
- Aucune prime obsolète : pas de « prime à l’autoconsommation » sur un projet 2026.
Chaque point est détaillé ci-dessous avec sa règle de vérification.
Point 1 — Le prix au kWc, le contrôle prioritaire
Le premier réflexe : calculer le prix au watt-crête. Divisez le prix TTC total par la puissance en Wc (6 kWc = 6 000 Wc). La référence 2026 est de 1,50 à 2,00 €/Wc pose comprise. Au-delà de 2,50 €/Wc, le surcoût relève de la marge de démarchage.
Exemple : 6 kWc à 13 800 € → 2,30 €/Wc, c’est élevé mais négociable ; le même 6 kWc à 18 000 € → 3,00 €/Wc, c’est trop cher. Pour approfondir ce diagnostic, voir notre page dédiée mon devis solaire est-il trop cher ?.

Points 2 à 4 — RGE actif, marques, dimensionnement
RGE QualiPV actif : la certification RGE QualiPV est obligatoire pour la TVA à 5,5 % et l’accès au contrat de rachat du surplus. Vérifiez le numéro et sa validité sur france-renov.gouv.fr à partir du nom ou du SIRET — un RGE expiré ou portant sur une autre activité ne compte pas.
Marques du matériel : le devis doit nommer la marque et le modèle des panneaux et de l’onduleur, avec la puissance unitaire des modules. « Panneaux haute performance » ou « onduleur dernière génération » sans référence = signal d’alerte : on ne peut ni vérifier ni comparer.
Dimensionnement : la puissance doit être cohérente avec votre consommation, surtout votre consommation diurne. Depuis la réforme S21, le surplus n’est racheté qu’à 0,011 €/kWh (1,1 c€) : surdimensionner pour « revendre » n’a plus de sens, autant produire ce qu’on consomme. Une puissance gonflée sert souvent à gonfler le prix.
Points 5 à 7 — Garanties, acompte, crédit caché
Garanties écrites : exigez le détail chiffré des garanties — produit (panneaux), onduleur, garantie de production (souvent 80-92 % à 25 ans) et main-d’œuvre/installation. Des garanties vagues ou seulement orales ne valent rien en cas de litige.
Acompte ≤ 30 % : un acompte supérieur à 30 % du montant total est anormal. En cas de démarchage à domicile, aucun paiement ni acompte ne peut même être réclamé avant la fin du délai de rétractation de 14 jours.
Pas de crédit caché : le piège le plus fréquent est le crédit affecté signé en même temps que le bon de commande. Vous croyez commander une installation, vous signez un crédit à la consommation sur 10-15 ans. Lisez chaque document : si une mensualité ou un organisme de crédit apparaît, c’est un crédit — pas un « paiement échelonné gratuit ».
Points 8 à 9 — Mentions légales et prime obsolète
Mentions légales obligatoires : le bon de commande doit comporter la désignation précise du matériel, le prix détaillé, le délai de livraison/pose et un bordereau de rétractation détachable (art. L221-5 du Code de la consommation). L’absence d’une de ces mentions peut entraîner la nullité du contrat.
Aucune prime obsolète : c’est le contrôle 2026 le plus discriminant. La prime à l’autoconsommation a été supprimée par l’arrêté S21 du 1er juin 2026 (en vigueur le 5 juin, non rétroactif). Si votre devis, postérieur à cette date, déduit encore une « prime de l’État » de quelques centaines d’euros, l’installateur n’est pas à jour ou cherche à gonfler la valeur perçue. La seule aide solaire restante est la TVA à 5,5 %, déjà incluse dans le prix TTC. Détail des aides réelles sur aides panneaux solaires 2026.
Faire vérifier les 9 points automatiquement
Plutôt que de cocher les 9 points à la main, vous pouvez faire passer votre devis dans l’analyseur de devis ScoreSolaire : il contrôle automatiquement le prix au kWc, le RGE QualiPV, les marques, le dimensionnement, les garanties, les aides annoncées et les points de vigilance contractuels, puis vous donne un score sur 10 et la liste des anomalies à corriger ou négocier. En 2 minutes, gratuitement, sans démarcheur.
Pourquoi nous croire ? ScoreSolaire ne vend rien et ne met personne en relation de force. Méthodologie et sources publiques sur notre page méthodologie (ADEME, CRE, DGCCRF, France Rénov). Pour repérer en amont les offres à fuir, voir les 9 signaux d’une arnaque solaire.
En image
Nos visuels pédagogiques sur ce sujet — voir tous nos conseils en images.

✅ le prix au kWc
✅ le dimensionnement de l’installation
✅ les garanties proposées
✅ le matériel utilisé
✅ la rentabilité estimée
Un devis très cher n’est pas forcément mauvais, et un devis très bas pas toujours une bonne affaire. L’essentiel est de vérifier que le projet correspond à votre consommation et aux prix du marché. C’est souvent sur ces détails que se cachent des écarts de plusieurs milliers d’euros entre deux offres pourtant similaires.
