Pourquoi recharger sa voiture au solaire est le meilleur levier en 2026
Depuis la réforme S21 (1er juin 2026), la rentabilité du solaire ne vient plus de la revente du surplus (0,011 €/kWh, soit 1,1 centime) mais de l’autoconsommation : chaque kWh consommé chez vous vous évite d’en acheter au réseau, à ~0,25 €/kWh. Soit plus de 20 fois la valeur du surplus.
Le problème classique d’une maison « normale », c’est qu’elle ne consomme pas assez en journée pour absorber toute sa production → beaucoup de surplus mal valorisé. Une voiture électrique change la donne : c’est une grosse consommation que vous pouvez déplacer en pleine journée, pile quand les panneaux produisent. Vous transformez du surplus à 0,011 € en carburant à coût quasi nul.
Combien de panneaux pour recharger une voiture électrique ?
Tout dépend de votre kilométrage. Une voiture électrique consomme en moyenne 15 à 18 kWh/100 km :
- 10 000 km/an → ~1 700 kWh/an
- 15 000 km/an → ~2 600 kWh/an
- 20 000 km/an → ~3 400 kWh/an
En ordre de grandeur, 1 kWc de panneaux produit ~1 100 à 1 500 kWh/an selon la région. Pour couvrir l’essentiel des besoins d’une voiture (en plus de la maison), on ajoute souvent 2 à 3 kWc à l’installation — d’où des projets qui passent de 3-6 kWc à 6-9 kWc. Mais attention : il ne s’agit pas de produire « 100 % des km en solaire » (impossible toute l’année), juste de maximiser la part rechargée au soleil. Le bon dimensionnement se calcule sur votre cas.
Recharger en journée : le nerf de la guerre
Le gain n’existe que si vous rechargez quand les panneaux produisent (10 h-16 h), pas la nuit. Concrètement :
- Télétravail / retraités / voiture au domicile en journée : profil idéal, 70-85 % d’autoconsommation atteignable.
- Voiture absente la journée (trajet domicile-travail) : rechargez le week-end et programmez la charge sur les heures ensoleillées ; le gain est plus faible mais réel.
La plupart des voitures et bornes permettent de programmer la plage de charge : calez-la sur la mi-journée. C’est gratuit et ça change tout.
Borne, recharge « surplus solaire », pilotage : ce qui compte
Pour aller plus loin, certaines bornes pilotables (mode « solaire » / « surplus ») modulent automatiquement la puissance de charge sur la production disponible : la voiture ne charge que sur l’excédent solaire, sans tirer sur le réseau. C’est l’optimum, mais ce n’est pas indispensable pour démarrer — une simple programmation horaire fait déjà l’essentiel du travail.
À l’inverse, une batterie physique n’est pas nécessaire pour recharger au solaire : la voiture est le stockage. Ajouter une batterie en plus d’un VE est rarement rentable — à arbitrer au cas par cas.
Ce qu’il faut vérifier sur un devis « solaire + borne »
- Le prix du PV seul (hors borne) reste-t-il dans la fourchette saine 1,50-2,00 €/Wc ? Le « package » VE sert parfois à noyer un PV surfacturé.
- La borne est-elle facturée à un prix de marché (souvent 800-1 500 € posée pour une borne 7,4 kW) et non gonflée ?
- Le calcul de rentabilité suppose-t-il une recharge 100 % solaire ? C’est irréaliste : un devis honnête table sur une part, pas la totalité.
- Une prime ou aide périmée est-elle affichée ? La prime autoconsommation est supprimée depuis S21.
Vous avez un devis « panneaux + borne » ? Faites-le analyser gratuitement : ScoreSolaire isole le prix du PV, vérifie la cohérence de l’ensemble et repère les hypothèses trop optimistes. Et pour savoir quelle puissance viser avec une voiture électrique, utilisez le simulateur solaire avant de demander un devis.
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Nos visuels pédagogiques sur ce sujet — voir tous nos conseils en images.

✅ Recharge en journée, quand les panneaux produisent
✅ Moins d’électricité achetée au réseau
Le bon dimensionnement se calcule sur votre cas — simulez avant de demander un devis.
